La stratégie régionale

Avec l’appui financier de l’ambassade de France, l’ONG ReLAIS développe depuis 2017 son projet de stratégie régionale, au niveau de trois régions administratives du pays : Boké, Mamou et N’Zérékoré. Cette stratégie régionale a pour but de suivre et accompagner les associations déjà membres de la structure à travers des activités de formation, d’écoute-conseil, de rencontres débats, de cafés associatifs…, mais aussi de développer de nouveaux partenariats.

 

Pour en savoir plus 

L’ambassade de France s’engage dans le cadre de sa coopération avec le ministère guinéen de la jeunesse et avec les acteurs de la société civile guinéenne, a soutenir financièrement un projet visant à développer et structurer une plateforme nationale d’associations de jeunes et à soutenir le dynamisme de ces associations dans des actions de développement socio-économiques de leur région, à savoir Boké, Mamou et N’Zérékoré. La convention entre les deux acteurs (l’Ambassade de France en Guinée et le ReLAIS) durera 1 an.

Le bénéficiaire fournira un compte rendu final d’exécution technique et un compte rendu financier final d’utilisation des reçus. Les dépenses doivent être justifiées sur présentation de factures certifiées.

Le bénéficiaire s’engage à:

– Mettre en oeuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation des activités prévues,

– Faciliter le contrôle par l’administration de la réalisation physique, administrative et financière des activités prévues, notamment par des visites de terrain et l’accès aux documents administratifs et comptables

– Adopter un cadre compagne conforme à la réglementation en vigueur.

Selon les statistiques du Service d’Appui aux Associations et Coopératives (SERPROMA), on dénombre plus de 10 000 associations et coopératives dont le nombre est constamment croissant. Malgré ce nombre, très peu de ces associations ont les compétences et les capacités à répondre aux besoins des compétences multiples et divers de leur public cible.

ReLAIS, au cours des années, a su s’imposer en Guinée comme un acteur incontournable dans les domaines du développement, en tant qu’organisation de renforcement des acteurs, à la base d’un réseau important d’associations de jeunes, et en particulier d’associations œuvrant dans le domaine du développement. Sa capacité à renforcer les acteurs associatifs, à mettre à leur disposition des ressources variées, à les doter de partenaires internationaux, et les valeurs que l’organisation porte, sont autant d’atouts qui devraient inciter un nombre d’associations croissantes à signer la charte ReLAIS dans les prochaines années.

L’existence d’un tel réseau peut en outre concourir à une meilleure organisation et un meilleur développement du monde associatif jeune guinéen, par la mise en place progressive, comme cela est l’un des objectifs de ReLAIS, d’un réseau d’associations de jeunesse dynamique et légitime. Pourtant, si une vie de réseau existe de manière dynamique au niveau de Conakry et particulièrement dans la commune de Ratoma, si le ReLAIS a pu réaliser toutes ces prouesses en matière de capacitation des organisations de la société guinéenne, force est de reconnaitre qu’aujourd’hui, il éprouve de réelles difficultés à satisfaire les besoins des associations du pays en dépit des compétences et de l’expérience disponibles à l’interne.

Force est de constater que le ReLAIS n’a pas le même niveau de développement sur l’intérieur. Même si ce devrait être le cas, le réseau n’a pas la même capacité d’action : ainsi, à Conakry des formations ont lieu deux fois par mois ; dans les régions, ces formations sont beaucoup plus occasionnelles, et dépendent de déplacements du personnel de ReLAIS. Second exemple, les acteurs associatifs de Conakry n’ont aucun mal à se rendre régulièrement au siège pour conseils, accompagnements personnalisés… la situation est bien différente en dehors de la capitale, pour des raisons évidentes. Parler d’un réseau, masquerait ainsi une sous-représentation de l’intérieur, où existent pourtant de nombreux besoins en ce sens.

Face à ces enjeux ReLAIS se propose de mettre en place une structuration régionale de son réseau. Elle sera centrée sur des pôles régionaux qui seront des espaces de partage et d’échanges entre les associations de la même région. Cette structuration est proposée dans une phase test de création d’antennes aux niveaux de trois des huit chefs-lieux régionaux (Boké, Mamou, N’zérékoré). Ce choix s’explique par le nombre important d’associations membres de ReLAIS dans ces trois préfectures. Par ailleurs, face au nombre d’enregistrements d’associations toujours plus important à Conakry, ReLAIS mise sur un renforcement des capacités opérationnelles du bureau central.

Les bénéficiaires visés par le projet sont, directement, les associations jeunes présentes dans les trois préfectures ciblées (phase expérimentale) et dans l’Intérieur de la Guinée plus largement (phase de développement, postérieure au projet présenté ici). L’on peut estimer que dans les préfectures retenues, quatre vingt dix associations, soit plusieurs centaines de jeunes membres de ces associations, dont une majorité réside dans la ville préfecture, seront ciblés. Au total, le projet regroupera 90 associations de jeunes, soit près d’un millier de jeunes âgés d’entre 18 et 35 ans (selon la définition de l’âge des jeunes par la Charte Africaine de la Jeunesse), issus de milieux universitaires et socio- économiques diversifiés.

L’autre aspect du projet touchera non seulement le personnel du bureau de Conakry mais aussi les associations déjà membres au ReLAIS. A Boké, Mamou et N’zérékoré, le ReLAIS souhaite se doter d’antennes régionales, ce qui nécessite d’abord l’ouverture de bureaux dans ces trois zones. N’y disposant pas d’infrastructures, il est envisagé d’investir dans l’équipement de bureaux. L’autre volet concerne l’achat des équipements. Le ReLAIS se propose ainsi de fournir les trois bureaux avec des ordinateurs portables, imprimantes, vidéo-projecteurs, groupes électrogènes.

L’une des premières activités à réaliser consistera à mobiliser ces associations déjà membres dans les préfectures hôtes du projet et à identifier d’autres qui sont crédibles, dynamiques et compétentes et qui s’engagent à adopter et promouvoir les valeurs associatives du réseau ReLAIS. Ces associations peuvent devenir des collaborateurs réels de ReLAIS pour faciliter l’ancrage du réseau dans ces régions concernées.

D’abord, ce sont 30 associations qui seront mobilisées et identifiées, avec possibilité d’élargir ce nombre au fil du temps. Dans les trois préfectures où le projet sera expérimenté, il est prévu de définir une stratégie de pérennisation des acquis et d’autofinancement à la fin de la première année d’existence. La première stratégie à suivre sera la mise en place de frais d’adhésion et des cotisations annuelles, restant suffisamment faibles pour conserver la vocation sociale et non-lucrative du projet, tout en représentant un apport utile pour la structure porteuse. A préciser que les sommes ainsi recueillies auprès associations de l’Intérieur servira précisément à l’animation des actions de l’Intérieur. En plus de ces mesures, des formations payantes seront organisées à la demande des associations membres des plateformes.

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